Dossier du mois de Mars 2021

Le mot de la Directrice
La Fourmi face à la crise sanitaire

Avec la crise sociale, de nombreuses personnes vont basculer dans l’extrême pauvreté, La COVID 19 a des conséquences désastreuses pour des milliers de français. 
Dans ce contexte inédit, LA FOURMI a su faire preuve de réactivité et de créativité pour maintenir et développer l’emploi sur son territoire. Cela s’est traduit notamment par le déploiement de ses missions de travail auprès des établissements scolaires (collèges et écoles) où les protocoles sanitaires ont demandé un renfort permanent de personnel. 
Les salariés de LA FOURMI ont répondu présents tout au long de cette période et leur engagement se poursuit sur ce début d’année. 
Encore plus qu’hier, LA FOURMI doit redoubler d’effort pour soutenir les personnes en situation de précarité. En effet, la mise à l’emploi permet aux salariés de percevoir une rémunération mais surtout d’autant plus aujourd’hui, de lutter contre l’isolement. 
Dans cette édition, nous mettrons à l’honneur notre partenariat avec Grenoble Alpes Métropole auprès de la collecte des ordures ménagères. Nous avons receuilli le témoignage de Abdelkader Benyoub, ancien salarié qui a quitté LA FOURMI pour un poste de ripeur au sein de cette collectivité. 

Rencontre avec M.Benyoub
Un salarié La Fourmi devenu ripeur à Grenoble-Alpes Métropole

Abdelkader Benyoub nous plonge dans le quotidien d’un ripeur en cassant les préjugés liés à cette profession.
Il nous fait découvrir un métier d’avenir dont les enjeux sont encore à définir pleinement.
https://www.youtube.com/watch?v=JJwDXLSkh6Y&t=90s

Un partenariat gagnant :
Zoom sur La Fourmi & Grenoble-Alpes Métropole

L’histoire de cette décennie de partenariat trouve son origine avec le Syndicat Intercommunal du DRAC. Si au début les heures avec le SID étaient irrégulières, la collaboration se renforce au fil du temps pour finir par prendre une certaine importance. Alors en 2005, lorsque la ville de Pont—de-Claix passe en territoire de Grenoble-Alpes Métropole, c’est tout naturellement que cette collaboration se perpétue. Les salariés de La Fourmi interviennent sur les groupements Sud et Grand Sud de l’agglomération.
 

Et aujourd’hui ?

Quinze ans plus tard, ce partenariat dynamique s’inscrit directement dans la politique de soutien des SIAE menée activement par Grenoble-Alpes Métropole. Un défi plus que réussi pour La Fourmi, car ce sont des centaines de salariés qui ont ainsi eu l’opportunité d’être positionnés en tant que ripeur. En effet, chaque année  en moyenne 30 salariés sont mis en poste sur Grenoble-Alpes Métropole et peuvent bénéficier d’un accompagnement pendant deux ans. Cette collaboration représente aujourd’hui plus de la moitié des heures travaillées de l’agence de Pont-de-Claix. Cette année encore, malgré la crise sanitaire et les protocoles de sécurité, 19 salariés sont en poste. LA FOURMI a ainsi participé très activement au maintien de l’activité de la collecte au sein de Grenoble-Alpes Métropole pendant la pandémie. 

Une mission qui séduit

Si la mission demande une certaine résistance physique avec des conditions parfois difficiles, cela ne décourage en rien les salariés. Bien au contraire, les demandes de ripeurs sont nombreuses et les places quant à elle, très précieuses ! Mais pourquoi une telle attractivité ? Tout d’abord, les horaires sont parfaitement compatibles avec la vie de famille permettant de finir au plus tard à 16h pour la tournée en journée. Ensuite, le processus de recrutement est relativement simple et la mission est accessible même pour les personnes sans qualification. Une fois présélectionné, le candidat assiste à 3 sessions de formation avant d’être mis en poste. L’une des sessions est axée sur la sécurité au travail, formation est indispensable pour les salariés travaillant sur la voierie. En plus d’être une mission accessible pour des personnes éloignées de l’emploi, le volume horaire joue un rôle déterminant dans cette engouement. En effet, le nombre d’heures considérable effectuées par le salarié sur cette mission permet l’ouverture de droits auprès de Pole Emploi mais aussi de droits de santé.  

Un formidable vecteur d’intégration

Son processus de recrutement simplifié permet une mise en poste qui ne pourrait se faire aussi facilement dans d’autres secteurs d’activité. Les principales compétences pour le recrutement sont avant tout liées au savoir-être mais également au fait de pouvoir parler et écrire le français. Des candidats, aux parcours parfois compliqués, peuvent ainsi remettre un pied sur le marché du travail. Cela permet par exemple de positionner des personnes n’ayant encore jamais eu d’expérience professionnelle en France. En plus de l’aspect financier, c’est un véritable vecteur d’intégration social. Le fait de pouvoir accéder à l’emploi contribue également au dénouement positif de situations familiales parfois complexes. 

S’il est compliqué d’envisager une embauche définitive à l’issue de la mission, cette collaboration est un véritable tremplin pour de nombreux candidats en leur ouvrant de nouveau les portes du monde professionnel.